mercredi 3 décembre 2008

Un quotidien pas si simple...

Après avoir défait les valises, le premier impératif est d'acheter de quoi manger. Barry, notre voisin, nous a dit qu'il y a un supermarché Publix "tout près". Les distances sont relatives: "tout près" signifie en Europe qu'on peut y aller à pied mais ici, rien n'est possible sans voiture. Le supermarché tout proche se situe donc à quelque 7-8 km. S'il est simple de s'y retrouver au rayon fruits et légumes ou au rayon viandes - une tomate est une tomate, un poulet est un poulet, quel que soit le pays où l'on se trouve - ça se complique pour les autres produits. Sans repères, sans points de comparaison, difficile de choisir, d'autant qu'il existe de nombreux produits étranges inconnus chez nous: des granulés au goût de beurre (sans cholestérol) à saupoudrer sur les légumes, du succédané de crème à café en poudre aromatisé à la noisette,de la graisse végétale en spray ou des paquets de poudre à röstis (il suffit d'y ajouter de l'eau). D'ailleurs, les paquets de poudres pour préparer des mets en tous genres occupent une place de choix dans les rayons. Pour l'instant, nous nous sommes contentés de ce que nous connaissons (pâtes, riz, pommes de terre, salade, fruits et légumes, viandes identifiables), mais nous allons nous lancer dans la dégustation à large échelle...

La cuisine de la maison est très bien équipée: mixer, machine à café, grille-pain, machine à pain, cuisinière sophistiquée et micro-ondes. Encore faut-il savoir les utiliser! Vu que le pain américain tient davantage de l'éponge que de la miche croustillante, je me suis lancée dans la confection d'un pain maison. Premier écueil, il n'y a pas de balance, mais des pots gradués en "cups". 500 gr de farine, ça fait combien de cups? Je n'allais pas me laisser arrêter par ce détail. J'ai mis la moitié du paquet de farine dans une jatte, ajouté le sel, la levure et l'eau jusqu'à la consistance voulue et placé la pâte dans la machine à pain supposée pétrir, faire lever la pâte, repétrir et finalement cuire le pain. J'ai essayé de m'y retrouver dans les nombreuses touches de sélection, réglé la minuterie et appuyé sur "plain bread": rien. Après avoir pesté un quart d'heure en essayant vainement toutes les autres touches, j'ai fini par retirer la pâte de la machine et par pétrir le pain à la main. La cuisson du pain constitue elle aussi un défi: horloge, minuterie avec ou sans signal sonore, retardateur, options "bake" et "broil", touche "clean" pour le nettoyage automatique du four... Faute de mode d'emploi, je me suis lancée un peu au hasard. Résultat: un pain compact (une seule tranche vous cale pour la demi-journée), un rien trop cuit, mais tout à fait mangeable.

Et quand la nuit tombe, vous appuyez simplement sur un interrupteur et la lumière s'allume? Bande de veinards! Nous avons affaire à plus sophistiqué: il faut réfléchir pour s'éclairer! A l'entrée de chaque pièce, un dispositif avec 6 boutons: le premier interrupteur met les appareils électriques sous tension, le second règle l'intensité de la lumière, le troisième éteint la lumière sans couper l'alimentation électrique, le quatrième met en route le ventilateur, le cinquième règle sa vitesse de rotation et le dernier branche ou débranche la climatisation...

Pendant ce temps, Joy profite du jardin et ne lâche plus sa nouvelle peluche, un raton-laveur qui fait couic...

Allez, je vous laisse pour aller voir la mer en lumière naturelle et sans autre ventilateur que la brise...




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